Relancer un devis : le bon moment, et ce qu'il faut écrire

Un devis sans réponse n'est pas toujours un refus. Le calendrier des relances, le ton à adopter, et ce qu'on écrit à chacune, étape par étape.

Jérôme Knops

Par Jérôme Knops

Publié le 12 octobre 2026 · 4 min de lecture

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Un devis envoyé il y a deux semaines, sans réponse, et la question qui revient : faut-il relancer, et si oui, quand ? La réponse courte : trois relances suffisent, espacées de quelques jours à deux semaines, chacune avec un objet précis. La suite donne le calendrier et ce qu'on écrit à chaque étape.

Pourquoi on hésite à relancer

On pensait que les devis sans réponse étaient des clients qui ne voulaient pas.

La phrase qu'on entend le plus souvent à ce moment-là

C'est rarement vrai. Un client qui ne répond pas attend souvent un budget validé, un autre devis à comparer, ou simplement le bon moment pour y repenser. Relancer ne dérange pas : ne pas relancer coûte, parce qu'un client qui a reçu trois devis signe souvent celui dont il se souvient le mieux, et c'est celui qui l'a rappelé au bon moment.

Le calendrier des trois relances

Trois relances suffisent presque toujours. Au-delà, on insiste sans rien apporter de nouveau.

MomentObjectifCe qu'on écrit
J+4 à J+6S'assurer que le devis est arrivéUne question courte, sans pression
J+10 à J+12Répondre à une objection probableUne précision sur un point du devis
J+18 à J+22Fixer une décisionUne date de validité, ou une proposition de rendez-vous

Prenons une entreprise qui envoie dix devis par mois, pour une marge moyenne de 600 € chacun. C'est une hypothèse pour montrer le calcul, pas un résultat mesuré. Si deux devis sur dix restent sans réponse faute de relance, et qu'un sur deux aurait signé avec une relance au bon moment, cela représente 600 € de marge par mois, soit plus de 7 000 € par an pour une seule personne qui envoie des devis.

Ce qu'on écrit à chaque relance

La première relance reste courte et sans pression : « Vous avez bien reçu le devis pour [le chantier] ? Je reste disponible si une question se pose. » Rien de plus. Le but est seulement de vérifier que le document est arrivé et lu.

La deuxième relance répond à une objection qu'on anticipe, sans attendre qu'elle soit posée : le délai, une option moins chère, une question technique. « En relisant le devis, je me suis dit qu'un point méritait une précision : [le point]. » Elle montre qu'on a réfléchi au dossier du client, pas seulement au sien.

La troisième relance fixe une décision, sans forcer : une date de validité du devis, ou une proposition de rendez-vous court. « Le devis reste valable jusqu'au [date]. Je peux aussi passer dix minutes au téléphone si c'est plus simple. » Après cette relance, un devis sans réponse entre dans la catégorie des devis perdus, pas des devis en attente.

Qui relance, et comment garder la trace

Une seule règle évite qu'un devis tombe entre deux personnes : celui qui a envoyé le devis le relance, et personne d'autre, sauf transfert explicite. Sans cette règle, chacun pense que l'autre s'en occupe, et le devis rejoint ceux qu'on ne relance jamais.

Ce qui change avec une application construite pour l'entreprise

Une application construite sur la façon de travailler de l'entreprise retire la partie la plus facile à oublier : se souvenir qu'il faut relancer, et quand.

Suivi des devis par statut et taux de transformationPIPELINE COMMERCIALDEV-204118 400 €ACCEPTÉDEV-20427 250 €ENVOYÉDEV-204331 900 €RELANCÉTAUX DE TRANSFORMATION41 %sur 12 mois glissants
  • Chaque devis affiche sa prochaine date de relance, calculée automatiquement à partir du jour d'envoi.
  • La personne qui a envoyé le devis reste visible dessus, sans tableau à consulter à côté.
  • Le texte de la relance est déjà préparé, avec les bonnes informations du devis, à ajuster avant l'envoi.
  • Une relance faite se note d'un geste, et le compteur des devis en attente baisse de lui-même.

Ce suivi se rapproche de celui que nous décrivons pour le taux de transformation des devis : une fois les relances faites au bon moment, le taux devient un chiffre qu'on peut vraiment comparer d'un mois à l'autre.

Ce qu'il ne faut pas faire

Ne pas relancer deux fois la même semaine : le client a l'impression d'être poursuivi, pas accompagné. Ne pas répéter le même message à chaque relance : un client qui reçoit trois fois « vous avez eu le temps de regarder notre devis ? » retient surtout qu'on n'a rien d'autre à dire.

Relancer un devis : ce qu'il faut retenir

Un devis sans réponse n'est pas un refus : c'est souvent un client qui attend le bon moment, ou qui a simplement oublié. Trois relances, espacées de quelques jours à deux semaines, avec un objet différent à chaque fois, suffisent presque toujours à obtenir une réponse, positive ou négative.

La règle la plus utile est la plus simple : une seule personne relance chaque devis, et le sait sans avoir à vérifier un tableau. C'est ce qui évite qu'un devis se perde entre deux personnes, bien avant de se perdre entre deux priorités.

Jérôme Knops
À propos de l'auteur

Jérôme Knops

Fondateur et CTO d'Edenio

Jérôme Knops est le fondateur d'Edenio, où il conçoit et développe des applications métier sur mesure pour des entreprises du bâtiment, de la supply chain et de la distribution. C'est lui qui mène les rendez-vous de cadrage, écrit le code, et reste l'interlocuteur quand l'outil est en production.

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